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    Krypto et les Super-Animaux : critique de la Justice League à poils

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    super pattes patrouille

    Typique de chaque toutou, Krypto – qui est arrivé sur Terre dans la même capsule que bébé Kal-El – n’aspire qu’à être le meilleur, et le seul, ami de son maître Superman. Pour lui c’est la belle vie, jusqu’à ce que Lulu, un cochon d’Inde cul nu doté de pouvoirs grâce à un bout de kryptonite, kidnappe Superman et la Justice League. Le plus fou dans cette histoire est qu’on y croit (avec une certaine suspension de crédulité). Le cochon dingue est une réelle menace pour le monde que le film prend le temps d’installer pendant une trentaine de minutes. Le combat du héros canin prend ainsi une dimension épique qu’on n’avait pas vue venir.

    En plus de ce super-héroïsme convaincant, Krypto et les Super-Animaux se déchaîne avec un humour souvent très drôle, plusieurs fulgurances dans les dialogues et blagues méta parodiant l’univers de Batman et ses super-potes. Par moment, on croirait voir une version de Shrek à la mode DC, ce qui n’est pas pour déplaire. La majorité des meilleurs traits d’esprit sont d’ailleurs à mettre au crédit de l’excellente Lulu, doublée en version française par une Muriel Robin complètement à l’aise et qui efface le reste du casting – Denis Brogniart en Lex Luthor est aussi oubliable qu’incompréhensible dans ce rôle.

    Krypto et les Super-Animaux : photoÀ quand Superman v Lulu : Rise of Cochons d’Inde ?

    Il est donc fort regrettable que les nombreux coups de génie du scénario soient torpillés par des discussions incroyablement barbantes. Prenant la forme d‘une morale sur-explicative sur le pouvoir de la super-amitié, les longueurs dialoguées des scénaristes Jared Stern et John Whittington vont certainement mettre en péril la patience des plus jeunes spectateurs.

    Surtout, cette écriture faiblarde cause un désintérêt total pour des rôles secondaires déjà très ordinaires, comme la truie mal dans sa peau, ou l’écureuil aux airs de Scrat de L’Âge de Glace. Quelques personnages sortent tout de même du lot, à l’image de la vieille tortue à la super-vitesse jamais en perte de libido et ce petit chat tout mignon mais sadique qu’on ne voit que deux fois (malgré sa présence sur l’affiche). Il est donc frustrant de voir autant d’animaux n’existant que pour une scène clé, avant de retourner à l’arrière-plan le reste du temps. Faire exister tous les membres d’une équipe est la difficulté de ce genre de film, Krypto et les Super-Animaux se plante royal (canin) sur ce point.

    Krypto et les Super-Animaux : photoUn sur quatre d’intéressant, c’est peu

    Fan of steel

    À l’écriture du projet, on retrouve pourtant deux connaisseurs de DC puisqu’ils ont écrit LEGO Batman : Le film ensemble. Les deux auteurs et le réalisateur Sam Levine étalent leur amour pour la mythologie de l’éditeur de comics qui se ressent dans les nombreuses références. À commencer par la musique où Steve Jablonsky (compositeur des cinq Transformers) reprend les thèmes de Superman de John Williams et du Batman de Danny Elfman.

    L’imaginaire du Superman de Richard Donner est plusieurs fois réutilisé, comme dans les hologrammes de Krypton similaires à ceux du long-métrage culte de 1979. Ces éléments réintroduits dans Krypto et les Super-Animaux s’adressent à un tout autre public que les enfants, puisqu’ils demandent de connaître les précédents films sur le super-héros pour en comprendre leurs logiques. Enfin, on trouve évidemment des clins d’œil aux comics comme la tenue de Kal-El tirée du comics Kingdome Come, ou un hommage au casque du premier Flash.

    Krypto et les Super-Animaux : photoLa justice attendra la promenade du matin

    Cette envie d’offrir un film généreux pour les amateurs de super-héros se retrouve surtout dans les scènes de combat. Les chorégraphies inventives nous emmènent, par exemple, dans un traveling circulaire dont l’ampleur entoure la Justice League en plein affrontement. La crédibilité des échanges de frappes surpuissantes doit beaucoup à une violence jouissive dans la lignée d’un Man of Steel avec ces héros à quatre pattes projetés dans des immeubles, avant de marquer une pose digne des comics. Des moments de bravoure qui sont plus impressionnants que certaines productions du genre (comme celles du studio qui commence par „M“ et finit par „arvel Studios“).

    Cependant, si les ambiances lumineuses, les reflets des lasers et les arrière-plans en matte painting émerveillent, techniquement Krypto et les Super-Animaux n’est pas parfait. Le studio derrière l’animation du long-métrage, Animal Logic (La Grande Aventure LEGO), montre particulièrement des faiblesses dans les textures de ses personnages qui apparaissent lisses comme des jouets. Un travers assez embêtant quand les personnages sont des animaux velus.

    Reste que Krypto et les Super-Animaux remplit plutôt son rôle de bon divertissement familial devant lequel un parent ne se sentira pas pris en otage par ses enfants. Le film ne prétend pas être la claque super-héroïque de l’été, mais se place bien pour être un sympathique projet ovni dans la lignée de LEGO Batman : Le film, détournant les grands noms de DC pour mieux leur rendre hommage.

    Krypto et les Super-Animaux : Affiche officielle

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